Illustration du changement de fréquence de l'entretien professionnel et des implications en matière de suivi de carrière au sein de l'entreprise.

De 2 à 4 ans : l’entretien de parcours professionnel peut-il enfin tenir ses promesses ?  

Depuis le 26 octobre 2025, l’entretien professionnel n’est plus. Ou plutôt, le voici transformé en « entretien de parcours professionnel ». Parmi les nouveautés, de nouveaux entretiens à organiser et surtout un changement de périodicité qui pourrait sembler… à contre temps des tendances actuelles. Souvent perçu comme une contrainte supplémentaire, l’entretien de parcours professionnel pourrait-il renaître de ses cendres, ou ces nouvelles dispositions ne font-elles que retarder son inutilité ?

Le mail arrive en milieu de matinée. Objet : « Campagne entretiens professionnels, à planifier avant la fin du trimestre ». Le manager ouvre, réalise que le dernier remonte à vingt-deux mois et que le calendrier est déjà encombré. Il fait suivre à son assistante avec un commentaire laconique : « À caser quelque part ». Ce scénario, beaucoup de DRH le connaissent par cœur : l’entretien professionnel tous les deux ans s’était progressivement transformé, dans de nombreuses organisations, en exercice de conformité documentaire. Ni vraiment préparé, ni vraiment suivi d’effets. 

La loi du 22 octobre 2025, entrée en vigueur le 26 octobre, n’ignore pas ce constat. Elle lui répond à sa façon : en espaçant les rendez-vous obligatoires, en élargissant leur contenu et en créant de nouveaux temps d’échange ciblés sur des moments-clés du parcours. L’ambition affichée est claire : faire de cet entretien un vrai temps d’écoute et de projection, pas une formalité supplémentaire. Mais une réforme ne transforme pas une culture d’entreprise par décret.

L’entretien de parcours professionnel : ce qui change vraiment  

Un changement de tempo, pas seulement de nom  

À première vue, la réforme pourrait donner l’impression d’un allègement : l’entretien de parcours professionnel ne devra plus être organisé tous les deux ans, mais tous les quatre ans, tandis que le bilan récapitulatif passe de six à huit ans. Un choix qui semble aller à rebours des tendances actuelles, dans un contexte où le turn-over s’est considérablement accéléré ces dernières années. Les métiers se transforment à un rythme inédit, notamment sous l’effet de l’intelligence artificielle. 

Mais la réforme ne s’est pas contentée d’espacer les rendez-vous. Elle a aussi multiplié les temps d’échange obligatoires, en les rattachant à des moments précis du parcours salarié :  

  • Premier entretien : il doit être organisé dans l’année suivant l’embauche
  • Entretien post-visite médicale de mi-carrière : il est déclenché dans les 2 mois suivant la visite, obligatoire à 45 ans. Il s’agit d’aborder la prévention de l’usure professionnelle et les besoins d’adaptation des compétences
  • Entretien senior : dans les 2 ans précédant l’âge légal de départ à la retraite du salarié (entre 62 et 64 ans selon la génération), pour aborder le maintien dans l’emploi et les aménagements de fin de carrière 

La nouvelle périodicité s’applique à compter du dernier entretien réalisé, et non à partir de la date d’entrée en vigueur de la loi. Concrètement, un salarié dont le dernier entretien date de janvier 2024 n’aura pas à être convoqué avant janvier 2028. Par ailleurs, les accords d’entreprise ne peuvent plus fixer un intervalle supérieur à quatre ans entre deux entretiens. Mais il reste possible de choisir une fréquence plus rapprochée.  

En pratique

La nouvelle périodicité s’applique à partir du dernier entretien réalisé. Résultat : certains salariés qui auraient dû avoir un entretien d’ici fin 2025 voient leur prochaine échéance automatiquement repoussée à 2028 ou 2029. C’est à la fois un allègement immédiat et un risque d’oubli à moyen terme, si le suivi n’est pas instrumenté dans votre SIRH. La première action concrète à mener : extraire la date du dernier entretien pour l’ensemble de vos salariés et calculer les prochaines échéances individuelles. Sans cette cartographie, vous pilotez à l’aveugle.

Entre opportunités et contraintes : à chaque professionnel sa perception  

C’est précisément sur ce dernier point que les stratégies des entreprises pourraient diverger. Certaines saisiront cette nouvelle marge de manœuvre pour maintenir des échanges plus réguliers, envoient un signal fort sur leur culture du dialogue. « Les métiers évoluent vite, notamment avec l’IA. Quatre ans peuvent sembler longs. C’est pourquoi nous conserverons des points intermédiaires pour accompagner les collaborateurs qui ont des souhaits d’évolution », explique Justine Garcia, DRH chez I-TRACING. 

À l’inverse, d’autres organisations voient surtout apparaître… de nouvelles obligations. « On pourrait croire que la réforme simplifie le dispositif, mais ce n’est pas notre lecture. En réalité, elle introduit plusieurs nouveaux entretiens qu’il va falloir construire, planifier et outiller. Par exemple, l’entretien de première année nous paraît un peu redondant avec le dispositif de suivi de période d’essai qui existe déjà chez nous, et il nous semble par ailleurs prématuré de parler d’évolution professionnelle avec des personnes qui sont en prise de poste depuis moins d’un an au sein de l’entreprise », observe Sandrine Favoreau, Directrice du Développement des Compétences, de l’Emploi et de la Prospective chez Aésio Mutuelle. 

À retenir

Depuis la réforme, l’entretien de parcours professionnel doit obligatoirement aborder (art. L6315-1 du Code du travail) : le bilan du parcours professionnel du salarié, ses perspectives d’évolution professionnelle, les actions de formation envisagées, son positionnement par rapport à la certification professionnelle et ses souhaits de mobilité. Retravailler vos trames d’entretien actuelles pour couvrir ces cinq thèmes est indispensable avant le 1er octobre 2026. 

Les questions que la réforme pose sans les formuler  

Mais pourquoi le législateur a-t-il voulu introduire ces nouvelles dispositions ? L’entretien professionnel organisé tous les deux ans ne tenait-il pas ses promesses ? Trois raisons structurelles peuvent l’expliquer : 

La confusion persistante avec l’entretien annuel  

Il s’agit certainement du principal écueil : dans de nombreuses entreprises, managers et salariés ne savent pas clairement distinguer les deux exercices. L’entretien professionnel, qui devait se concentrer sur le développement de la carrière, glissait le plus souvent vers les objectifs et la performance, le terrain naturel de l’entretien annuel d’évaluation. Pourtant, la distinction est fondamentale. L’entretien de parcours professionnel porte exclusivement sur l’évolution professionnelle du salarié : formation, mobilité, certification, perspectives de carrière…  

Toute confusion entre les deux est une source de non-conformité, et surtout un rendez-vous manqué avec le salarié sur ce qui compte vraiment pour son avenir. Certaines organisations ont pris la mesure de ce problème et ont fait des choix radicaux. C’est le cas d’I-TRACING, entreprise spécialisée en cybersécurité. « Ce sont désormais les RH qui prennent en charge l’entretien de parcours professionnel. De cette façon, les collaborateurs peuvent parler avec davantage de franchise que face à leur manager dont ils demeurent tributaires pour leurs augmentations », précise Justine Garcia.  

Chez Aésio Mutuelle, la solution choisie est différente, mais repose sur la même logique de séparation claire : deux campagnes distinctes, l’entretien annuel de janvier à mars, l’entretien de parcours professionnel de septembre à novembre. 

Le déficit de formation des managers  

Prévenir l’usure professionnelle, envisager des mobilités à venir, accompagner un salarié dans la construction de son employabilité à horizon quatre ans… Ces sujets demandent des compétences conversationnelles spécifiques, très différentes de celles mobilisées pour évaluer la performance. Rares sont les managers à avoir acquis les compétences conversationnelles nécessaires pour mener à bien ces discussions, d’autant qu’aucun dispositif de formation spécifique n’a été prévu par le législateur.  

Pour Sandrine Favoreau, « les managers ne se sentent pas légitimes et compétents, et perçoivent le plus souvent cet exercice comme une simple contrainte réglementaire. Mais cela s’entend : il leur est difficile de troquer leur casquette d’évaluateur pour remplir un rôle d’orientation. »  Chez I-TRACING, l’expérience a confirmé cette limite. « Nous avions donné des guides pratiques aux managers avec une grille très détaillée. Pour autant, cela n’a pas été suffisant, d’où notre choix de basculer vers les RRH qui ont l’habitude de mener ces entretiens et ont une vision à 360 de l’entreprise », explique Justine Garcia. 

La traçabilité comme seul horizon  

Dans les organisations où l’entretien professionnel était avant tout perçu comme un exercice de conformité documentaire, la réforme ne changera rien à la qualité du dialogue. Elle ne changera que la fréquence du risque juridique. Comptes rendus, bilans à huit ans et historiques de formation devront être conservés dans un format opposable, mais un document bien conservé n’est pas un entretien bien mené. « Nous sommes nous-mêmes tombés dans ce travers en ne percevant que le risque du contrôle », reconnaît Justine Garcia qui a depuis changé de point de vue sur cet outil. 

Trois postures des organisations qui font vraiment la différence  

La réforme ne transformera pas, à elle seule, la qualité des échanges dans les entreprises. En revanche, elle peut servir de déclencheur pour repenser la façon dont les organisations accompagnent les parcours professionnels. Les structures les plus avancées ont déjà pris ce virage et leur approche a trois caractéristiques communes : 

Elles raisonnent en trajectoire plutôt qu’en rendez-vous  

Passer d’une périodicité de deux à quatre ans suppose de changer de logique. L’entretien ne peut plus se limiter à un état des lieux ponctuel, il doit permettre de construire une trajectoire sur la durée. C’est le choix d’I-TRACING. « Nous allons davantage raisonner par étapes. Où le collaborateur se projette-t-il dans un an ? Dans deux ans ? Dans quatre ans ? Et surtout, comment l’entreprise peut-elle l’accompagner entre ces différentes échéances ? », explique Justine Garcia. 

Concrètement, si l’entretien réglementaire n’aura désormais lieu que tous les quatre ans, l’entreprise maintient des points intermédiaires, moins formels, mais inscrits dans une logique de suivi continue.

Elles relient l’entretien à l’ensemble des dispositifs RH  

Un entretien, aussi qualitatif soit-il, ne suffit pas à faire évoluer un collaborateur. Encore faut-il que les informations recueillies puissent être traduites en actions. Chez I-TRACING, les responsables RH s’appuient ainsi sur les référentiels métiers, les parcours d’évolution, l’historique des formations, les dispositifs de mentorat ou encore les données de rémunération pour construire un plan de développement cohérent. 

Même logique chez Aésio Mutuelle. L’objectif est désormais de centraliser ces informations au sein d’un même outil afin d’obtenir une vision à 360° de chaque collaborateur. « Demain, nous voulons pouvoir croiser la performance, les compétences acquises, les souhaits d’évolution et les besoins de l’entreprise », explique Sandrine Favoreau. L’entretien cesse alors d’être un document administratif pour devenir une brique du pilotage des talents. 

Elles ouvrent le dialogue sans promettre l’impossible  

Reste un écueil souvent passé sous silence : ouvrir un espace de dialogue crée aussi des attentes. « Tous ces entretiens sont utiles parce qu’ils permettent d’exprimer des souhaits et engagent le salarié à réfléchir à son avenir professionnel. Mais, dans la réalité, l’entreprise ne peut pas répondre à toutes les demandes d’évolution », rappelle Sandrine Favoreau. À force de solliciter régulièrement les aspirations des collaborateurs, certaines organisations risquent même de nourrir une forme de frustration lorsque les opportunités ne suivent pas. 

L’enjeu consiste donc moins à promettre une évolution qu’à rendre les parcours plus lisibles. L’entretien de parcours professionnel n’a pas vocation à garantir une mobilité ou une promotion. Il doit avant tout permettre au salarié de comprendre les compétences qu’il lui reste à développer, les opportunités susceptibles de s’ouvrir à lui et les moyens dont il dispose pour construire son employabilité, au sein de l’entreprise… ou au-delà.

Trois risques à ne pas sous-estimer avant le 1er octobre 2026  

La réforme laisse encore quelques mois aux entreprises pour adapter leurs pratiques. Voici les trois points de vigilance à considérer en priorité : 

1 – Mettre en conformité les accords collectifs  

Les entreprises disposant d’un accord collectif sur l’entretien professionnel ont jusqu’au 1er octobre 2026 pour le mettre en conformité avec les nouvelles règles. Passé cette date, les nouvelles dispositions légales s’appliquent automatiquement, que l’accord soit conforme ou non. 

Pour les organisations dotées d’accords en vigueur, la vérification de la conformité doit être engagée maintenant. Un accord qui prévoit une périodicité de trois ans, par exemple, est toujours conforme, car il fixe un intervalle inférieur à quatre ans. Un accord qui prévoit six ans ne l’est plus. 

2 – Retravailler les trames d’entretien  

Les supports actuels ne couvrent généralement pas l’ensemble des cinq thèmes désormais obligatoires, ni les formats spécifiques aux nouveaux entretiens (première année, mi-carrière, fin de carrière). Chaque format a ses propres enjeux et doit faire l’objet d’une trame adaptée, pas d’une simple extension du formulaire existant. 

Retravailler ces trames avant octobre est indispensable pour être en conformité. Mais c’est aussi l’occasion de les construire différemment : moins comme des grilles de saisie, plus comme des supports de conversation. 

3 – Identifier la cartographie des salariés concernés  

La réforme introduit plusieurs entretiens à déclencher selon la situation précise des collaborateurs. Deux populations sont à identifier en priorité : 

  • Les salariés qui approchent de 45 ans : pour anticiper les entretiens post-visite médicale de mi-carrière
  • Les salariés qui approchent de l’âge légal de départ à la retraite (entre 62 et 64 ans selon la génération) : pour planifier les entretiens seniors obligatoires dans les deux ans précédant cette échéance 

Réaliser dès aujourd’hui cette cartographie des salariés concernés permettra d’anticiper la planification et d’éviter les oublis. Plus elle est tardive, plus le risque de se retrouver en défaut à l’entrée en vigueur est élevé. Avec, pour les entreprises de 50 salariés et plus, un abondement correctif de 3 000 € sur le CPF du salarié concerné en cas de manquement sur huit ans. 

L’entretien de parcours professionnel comme révélateur  

L’entretien de parcours professionnel n’est pas qu’un changement de nom et de périodicité. C’est une invitation à reposer une question de fond : qu’est-ce que le dialogue sur les parcours vaut vraiment dans l’organisation ? 

La réduction de fréquence peut être lue de deux façons. Comme un appauvrissement du dispositif : moins d’occasions de dialogue, plus d’espace pour l’indifférence. Ou comme une opportunité de faire de ce rendez-vous quelque chose que la fréquence tous les deux ans avait progressivement empêché : un vrai temps de conversation, préparé, documenté, relié aux données RH disponibles et suivi d’effets. 

Les entreprises qui attendent octobre 2026 pour se mettre en conformité auront respecté la loi. Celles qui auront formé leurs managers, revu leurs trames, cartographié leurs populations prioritaires et connecté leurs données SIRH à la préparation de l’entretien auront fait autre chose : elles auront transformé une contrainte en levier de dialogue social. 

Paulina Jonquères d’Oriola

Journaliste indépendante depuis plus de 12 ans, Paulina s’est spécialisée dans l’accompagnement éditorial des acteurs de l’écosystème tech français, après un passage au Figaro et à L’Express. Elle est aujourd’hui identifiée sur les thématiques management, ressources humaines et Future of Work, ainsi que sur la santé et l’entrepreneuriat à impact. Sur le blog de Silae, elle met sa plume au service des grands sujets qui transforment le travail et ceux qui l’organisent.

FAQ – Vos questions les plus fréquentes sur l’entretien de parcours professionnel

Que se passe-t-il si un salarié refuse de participer à l'entretien de parcours professionnel ?

L’entretien est une obligation de l’employeur, pas du salarié, mais le refus doit être documenté. L’employeur est tenu de proposer l’entretien dans les délais légaux. Si le salarié refuse de s’y présenter malgré une convocation formelle, l’employeur doit conserver une trace de cette convocation et du refus, pour démontrer qu’il a bien rempli son obligation. En revanche, il ne peut pas contraindre le salarié à participer, ni le sanctionner pour ce refus. La difficulté survient lors du bilan à huit ans : si l’absence d’entretiens résulte du refus du salarié, l’abondement correctif ne devrait pas s’appliquer, mais la charge de la preuve repose entièrement sur l’employeur, d’où l’importance de la traçabilité.

L'entretien de parcours professionnel est-il obligatoire pour les salariés en CDD ?

Oui, dès lors que le CDD dépasse une certaine durée. L’obligation s’applique à tous les salariés, quelle que soit la nature de leur contrat. Pour les CDD courts, la question est davantage pratique que juridique : un entretien organisé dans l’année suivant l’embauche peut ne pas avoir lieu si le contrat s’est terminé avant. En revanche, pour les CDD longs ou les CDD successifs avec le même employeur, l’obligation existe et doit être organisée. Les intérimaires relèvent de l’entreprise de travail temporaire, pas de l’entreprise utilisatrice, pour ce qui concerne les entretiens de parcours.

Le compte rendu de l'entretien de parcours professionnel doit-il être signé par le salarié ?

La signature du salarié n’est pas expressément imposée par la loi, mais elle est vivement recommandée. Un compte rendu non signé reste opposable si l’employeur peut démontrer qu’il a été remis au salarié (par email avec accusé de réception, via un espace salarié dans le SIRH ou par émargement). En pratique, la signature du salarié est la protection la plus simple contre une contestation ultérieure sur le contenu de l’entretien ou sur le fait qu’il a bien eu lieu. Elle n’implique pas l’accord du salarié sur toutes les conclusions, mais atteste qu’il en a eu connaissance.

Comment gérer l'entretien de mi-carrière pour un salarié dont la visite médicale à 45 ans n'a pas encore eu lieu ?

L’entretien est conditionné à la visite médicale, pas à l’âge seul. C’est la réalisation de la visite médicale de mi-carrière qui déclenche le délai de deux mois pour organiser l’entretien. Si la visite n’a pas encore eu lieu (parce que le suivi de santé au travail est en retard ou que le salarié ne s’est pas présenté), l’obligation d’entretien n’est pas encore ouverte. En revanche, l’employeur doit s’assurer que la visite médicale est bien organisée pour les salariés concernés : un retard sur la visite décale l’entretien, mais ne l’annule pas. C’est un point de coordination à anticiper entre la fonction RH et le service de santé au travail.

Un entretien réalisé lors d'un retour de congé maternité ou parental compte-t-il comme entretien de parcours professionnel ?

Oui, à condition qu’il couvre les cinq thèmes obligatoires. La loi prévoit que l’entretien de parcours professionnel peut être proposé systématiquement au retour de certaines absences longues (congé maternité, parental, sabbatique, maladie de longue durée…). Si cet entretien est correctement conduit et documenté, il peut valoir entretien de parcours professionnel et réinitialiser le compteur de quatre ans. La condition est que le compte rendu mentionne explicitement les cinq thèmes requis. Un entretien de retour réduit à une discussion informelle sur les conditions de reprise ne suffit pas.

Que risque concrètement une entreprise si elle n'a pas mis son accord collectif en conformité avant le 1er octobre 2026 ?

Les dispositions légales s’appliquent automatiquement, rendant l’accord partiellement caduque. Un accord qui prévoyait une périodicité de cinq ou six ans devient automatiquement non conforme après le 1er octobre 2026 : c’est la périodicité légale de quatre ans qui s’impose, sans que l’accord puisse y déroger dans un sens moins favorable. L’entreprise ne s’expose pas à une sanction immédiate pour le seul fait de ne pas avoir mis à jour l’accord. La sanction survient en cas de manquement constaté sur les entretiens eux-mêmes. En revanche, un accord non mis à jour crée une ambiguïté juridique sur les obligations réelles, source de contentieux potentiel avec les représentants du personnel ou les salariés concernés.

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Vous avez jusqu’au 1er octobre 2026 pour mettre vos accords en conformité… et vos trames d’entretien aussi 

mySilae Entreprise vous permet de planifier, suivre et archiver chaque entretien de parcours professionnel dans un format opposable, avec les données individuelles du salarié accessibles directement en préparation. Les entretiens de mi-carrière et seniors sont déclenchables automatiquement à partir des données d’âge de vos collaborateurs. Parce qu’un entretien bien mené commence avant que le manager ouvre le dossier. 

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