
Où en est la réglementation ?
Le délai de transposition de la directive européenne a expiré le 7 juin 2026. En France, un projet de loi a été déposé au Sénat le 10 septembre 2026. Il précise les droits à l’information des candidats et des salariés et prévoit d’étendre certaines obligations déclaratives aux entreprises d’au moins 50 salariés.
Le texte poursuit son parcours parlementaire : les règles françaises définitives et leur calendrier d’application restent à confirmer. Les obligations déjà en vigueur, dont l’Index de l’égalité professionnelle pour les entreprises concernées, continuent de s’appliquer. C’est le moment de vérifier ses données salariales et les critères qui fondent ses décisions de rémunération.
Trois chiffres pour comprendre les enjeux
7 indicateurs
La directive prévoit la communication de sept informations sur les écarts de rémunération entre femmes et hommes. L’une d’elles porte sur les catégories de travailleurs accomplissant un même travail ou un travail de valeur égale : une analyse plus fine que la seule lecture d’un résultat global.
5 %
C’est le seuil d’écart de rémunération moyenne par catégorie retenu par la directive pour l’évaluation conjointe des rémunérations. Cette procédure intervient lorsque l’écart ne peut être justifié par des critères objectifs et n’a pas été corrigé dans les six mois suivant la déclaration. Le projet français en précise les modalités, encore susceptibles d’évoluer.
51 %
Parmi les DRH et RRH dont l’entreprise n’est pas totalement prête, 51 % citent les tensions internes liées à la transparence parmi les principaux freins, à égalité avec le coût potentiel des ajustements de rémunération, selon une enquête Ifop de 2026. La préparation est donc aussi un sujet de dialogue interne et d’anticipation budgétaire.
Un guide pour passer à l’action plutôt qu’à la conformité subie
La directive européenne sur la transparence salariale n’est pas qu’une contrainte réglementaire. Pour les organisations qui s’y préparent sérieusement, c’est une opportunité de structurer leur politique de rémunération, de renforcer la confiance de leurs collaborateurs et de se démarquer sur le marché des talents.
Ce guide vous accompagne étape par étape : comprendre ce qui change réellement, identifier vos zones de risque et bâtir une feuille de route adaptée à votre organisation.
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4 outils pour structurer votre démarche
Les règles à comprendre
Droit à l’information des salariés, transparence au recrutement, indicateurs et calendrier de déclaration… Distinguez ce que fixe la directive des modalités encore discutées en France. Le projet de loi prévoit notamment des obligations déclaratives à partir de 50 salariés.
Un autodiagnostic en 10 questions
Évaluez la préparation de votre organisation sur 4 piliers clés : la fiabilité de vos données, l’analyse de vos écarts, la formalisation de vos pratiques de rémunération et votre communication interne. Et identifiez vos zones de risque prioritaires.
Les 5 erreurs stratégiques à éviter
Attendre le texte définitif pour agir, s’en remettre au seul score de l’Index égalité professionnelle ou travailler sur des données difficiles à rapprocher… Repérez les points qui peuvent fragiliser votre démarche.
Une feuille de route en 3 phases
Du diagnostic au suivi régulier des écarts, organisez le travail sur vos données, vos critères de rémunération et le dialogue avec les parties prenantes.
Un léger aperçu du guide
Pourquoi commencer dès maintenant ?
Définir des catégories d’emplois comparables, réunir les différentes composantes de la rémunération et comprendre l’origine des écarts prend du temps. Ce diagnostic permet ensuite de distinguer les situations justifiées de celles qui appellent une correction et d’en mesurer les conséquences budgétaires.
Il donne aussi aux équipes RH, aux managers et aux représentants du personnel une méthode commune pour aborder les questions salariales.

